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L’eau potable un enjeu majeur pour le citoyen prévoyant

Autonomie - Savoir-Faire - Résilience

L’eau potable un enjeu majeur pour le citoyen prévoyant

3,6 millions. Voici le nombre de personnes qui meurent chaque année d’une consommation d’eau non potable à travers le monde. A titre de comparaison le sida tue 1,8 personnes par an. Pour le citoyen prévoyant, devenir autonome en eau doit être une priorité absolue.

L’eau non potable

Le confort moderne ne nous a fait perdre l’habitude de nous poser la question fondamentale : « L’eau que je consomme est-elle potable ? »

Nous avons ainsi progressivement oublié qu’il est vital pour notre santé qu’elle le soit. Aussi, à partir du moment où vous prenez la décision de boire une eau non contrôlée par les services de la ville, vous seul être responsable de votre acte. Il faut garder à l’esprit que les risques sont réels et sérieux à consommer de l’eau non potable, l’issue peut en être mortelle.

Les risques lié à la consommation d’eau non potable

Le principal danger à consommer de l’eau non potable est lié à la transmission de maladies dite hydriques. Les maladies hydriques sont causées par la contamination de l’eau par excréments animaux ou humains, qui contiennent des micros organismes pathogènes.

Le choléra, la typhoïde la poliomyélite ou l’hépatite sont autant de maladies qui se transmettent par l’eau. Si vous attrapez une maladie hydrique vous pouvez dans le meilleur des cas vous en tirer avec une simple diarrhée ou dans les cas les plus extrêmes en mourir.

Il faut prendre également en compte que certains parasites tels que le schistosome peuvent affecter les humains et les animaux provoquant une bilharzioses.  Avec 180 millions d’individus affectés dans le monde, c’est la seconde endémie parasitaire mondiale après le paludisme provoquant 280000 décès chaque année.

On le retrouve partout sur la planète y compris dans le bassin méditerranéen, en Corse et dans les Départements et territoires d’outre mers. Les sources d’eau et les nappes phréatiques peuvent également être contaminées par des pesticides et des nitrates issus de l’agriculture moderne.

D’autres molécules comme les solvants, le chlore ou autre liquide chimique issus de l’industrie ne peuvent pas toutes être traitées par les stations d’épuration.

Qu’est que l’eau potable ?

C’est une eau qui est exempte des éléments cités ci-dessus, cette eau peut être considérée comme potable si aucun agent pathogène, parasite ou autre molécule chimique comme des pesticides ou d’autres solvants chloré ne si trouvent. Alors vous pourrez la boire sans danger.

Fontaine a eau

Ou trouver de l’eau potable ?

Si dans les pays dits « développés » l’eau potable est facilement accessible, dans une situation dégradée le citoyen peut éprouver des difficultés à s’approvisionner en eau. Le survivaliste averti devra anticiper un éventuel manque d’eau potable en se constituant sa propre réserve. L’idéal étant de viser l’autonomie en eau. Le citoyen prévoyant aura une longueur d’avance sur ses voisins s’il a équipé sa maison de récupérateurs d’eau de pluie et installé une citerne dans son jardin. Malgré ces précautions, il peut s’avérer  judicieux de connaître les sources d’eau de sa ville et de sa région. Car si nos réserves s’épuisent mieux vaut avoir un plan B. Il existe différentes manières alternatives pour trouver de l’eau potable. L’une d’entre elle est de trouver les fontaines et les sources d’eau de sa ville et sa région. Il en existe dans pratiquement toutes les villes et villages de France. Certaines sources plus récentes sont reliées au réseau d’eau des villes et sont considérées comme potables car contrôlées. Il s’agit de la même eau qui sort dans votre robinet. D’autres fontaines plus anciennes datant du 18ème siècle n’étant pas contrôlées par la ville sont considérées comme non potables par souci de précaution. La boire relève donc de la responsabilité de chacun.

Pour trouver les fontaines et sources de sa région, le survivaliste peut :

  • Consulter les livres d’histoire urbaine pour trouver les passages mentionnant l’emplacement de ces anciennes fontaines, (à la mairie ou la bibliothèque municipale)
  • Acheter une carte IGN de sa région ou consulter  le site geoportail.gouv.fr qui lui donnera accès gratuitement aux cartes IGN qui lui permettront de localiser les points d’eau.
  • Discuter avec les anciens de sa ville pour connaître l’emplacement de ces sources d’eau ou de ces puits oubliés. 

Lorsque l’on découvre une source ou un puit ancien en cas de doutes sur la qualité de l’eau, il est possible de la faire analyser par un laboratoire. 

Il suffit pour ce faire d’acheter un kit d’analyse d’eau de puit et de renvoyer l’échantillon au laboratoire.

Connaître l’emplacement de ces sources d’eau potable alternatives peut s’avérer utile les jours de grande sécheresse ou de contamination de l’eau du réseau de la ville. D’autant plus utile si le problème persiste durant plusieurs semaines.

Par exemple a paris il existe la fontaine de la butte aux cailles. Son eau est gratuite et provient d’une nappe souterraine captée dès 1863 par un système de puits artésien à plus de 600 m de profondeur. Cette eau pure est vieille de 25000 ans et issue de la nappe fossile de l’albien. Cette eau est naturellement bonne à boire et on viens la chercher de loin. 2 autres fontaines alimentées en eau de source existe dans la capitale.  Elles se situent

 Dans le 16e arrondissement, square Lamartine et dans le 18e arrondissement, square de la Madone.

transporter l’eau potable

Transporter l’eau potable

Trouver une source d’eau potable c’est un bon début, encore faut-il pouvoir la rapatrier jusqu’à son domicile et en quantité suffisante. Il est donc important de toujours avoir chez soi :

-De gros contenants pour stocker l’eau comme par exemple des récupérateurs d’eau de pluie.

-De petits contenants comme des jerricans de 10 ou 20 litres pour transporter de l’eau de la fontaine à son domicile.  Il est possible que dans une situation très dégradée, le survivaliste soit obligé de transporter son eau à pied. Prévoir un chariot pour l’accrocher à son vélo pourrait rendre la tâche plus aisée.

filtrer l’eau

Filtrer et rendre l’eau potable en toute circonstance

Pour devenir autonome en eau il  est nécessaire de prévoir de quoi filtrer et purifier de l’eau non potable. Avoir un filtre à gravité (Berkey) avec des cartouches de rechange black Berkey pour son eau de boisson peut être une première étape.  Pour transporter son eau, un jerrican 10 litres (LifeSaver) muni d’un filtre a pompe serait une deuxième étape. Et si les moyens financiers le permettent construire une cuve en béton pour récupérer l’eau de pluie serait un vrai plus. Ces quelques outils assureront la potabilité de l’eau et ce peu importe la provenance de l’eau.

puit

En résumé

Compte tenu des aléas climatiques,  des menaces terroristes et autres situations dégradées éventuelles, le survivaliste devrait impérativement :

  • Apprendre à repérer les sources d’eau potable de sa région.
  • Avoir en permanence des contenants de différentes tailles pour stocker et transporter de l’eau.
  • Investir dans différents systèmes de filtration de l’eau pour garantir son indépendance hydrique.

Bon a savoir : Dans la majorité des villages il existe encore des lavoirs qui pour la plupart ont encore de l’eau potable. 

 

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